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Les Barbus ont toujours été parmi les favoris des aquariophiles. Tous sont actifs, la plupart sont pacifiques. Certains fraient assez facilement.
On les trouve uniquement dans l’Ancien Monde et on peut les subdiviser en asiatiques et en africains. Parmi les espèces africaines, peu sont populaires, surtout par manque de coloration marquée. Les espèces asiatiques habitent la plupart des régions tropicales qui vont de l’Inde à la Chine, en passant par la Malaisie. Elles proviennent en général de cours d’eau peu profonds, à courant rapide et relativement bien couverts de plantes. Presque tous les Barbus sont omnivores mais certains, comme le Barbus schwanenfeldi, ont des goûts végétariens prononcés et doivent donc être tenus à l’écart des aquariums plantés.
Ils ne sont pas difficiles quant à la composition de l’eau : dure ou «douce», à condition qu’elle soit bien filtrée et aérée.
Les plus petits Barbus, ceux qu’on voit le plus souvent en aqLfarium, vivent approximativement deux ou trois ans, encore que pour certaines espèces, comme le Barbus nigro, des longévités de
sept à huit ans ont été constatées. La maturité sexuelle survient vers huit mois.
Les Barbus vivent en bancs, aussi se portent-ils mieux, gardés en compagnie de plusieurs autres individus de leur espèce. Ils sont toujours en quête de nourriture, et d’une inlassable curiosité. Leurs mouvements rapides, leurs écailles qui étincellent à la lumière forment un spectacle extrêmement plaisant et les aquariophiles qui remplissent leurs grands aquariums décoratifs de bancs de trois ou quatre variétés en sont récompensés par la vue d’un tableau toujours changeant.
Il n’est pas difficile de garder ces poissons en bonne condition car s’ils préfèrent naturellement les proies vivantes, ils prennerrt volontiers les nourritures sèches.
Pour reproduire une espèce de Barbus, le mieux consiste à se procurer de six à douze spécimens jeunes, puis de les élever jusqu’à ce qu’ils atteignent la taille adulte. Dès qu’ils sont assez âgés, il devient essentiel de séparer les sexes. Lorsque les poissons sont en état de frayer, les femelles se gonflent de leurs oeufs; les mâles intensifient leurs couleurs, développent des nuances spécifiques à la période de frai, et dans certains cas se battent entre eux, au détriment de leurs nageoires. |
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