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Comme c’est le cas pour les maladies de la peau, une grande variété d’organismes peuvent causer des désordres internes. La plupart de ceux-ci ne seront examinés que brièvement ici car ils se manifestent rarement, ou sont rarement diagnostiqués, en aquarium. Si nous ne signalons pas de traitement, c’est qu’il n’y en a pas de disponible.
Myxosporidies. Ce sont peut-être les plus communs de tous les protozoaires affectant les poissons, mais il en est peu de pathogènes. Tous les organes et tous les tissus sont des sites possibles d’infection. L’agent infectant est la spore (fig. 18), dont l’aspect permet d’identifier l’espèce. Les valves de la spore — sa coquille — renferment des vésicules polaires et un sporoplasme. Lors du contact avec l’hôte, la spore rejette son sporoplasme, celui-ci gagne son propre site d’infection, et il s’y développe en un trophozoïte. De nouvelles spores se forment à l’intérieur du trophozoïte.
L’une des myxosporidies les plus dangereuses, Myxosoma cerebralis, s’attaque au cerveau de la jeune truite, provoquant des symptômes d’agitation et de balancement. Certaines espèces causent des
furoncles ou des kystes à la surface du corps, par exemple le Myxobolus pfcifferi du barbeau, ou bien sur les ouïes, par exemple le Myxobolus piriformis.
Microsporidies. Ces parasites ont un cycle biologique semblable à celui des Myxosporidies, l’agent infectieux étant la spore. L’une des espèces les plus reconnaissables est la Glugea anomala, qui provoque de grands kystes sphériques orange à la surface du corps de l’épinoche (fig. 19). Une espèce, importante pour les poissons tropicaux, Plistophora hyphessobryconis, cause la «décoloration des Tétras» (Néon Tetra disease). Ce parasite attaque le tissu musculaire et il est à l’origine de zones de décoloration blanchâtre sur le corps. La mort s’ensuit fréquemment. Les poissons les plus sujets à cette infection sont les Néons, mais elle affecte aussi d’autres poissons tropicaux, comme les H. gracilis et rosaceus, les Xiphos et les Danios.
Coccidies. Elles sont communes chez les animaux domestiques comme parasite de l’intestin. Chez les poissons, d’autres organes peuvent être attaqués.
Trypanosomes et Trypanoplasmes. Ces organismes sont flagellés et vivent dans le sang, se transmettant d’un poisson à l’autre par les sangsues (fig. 20, 21). Les Cryptobia cyprini infectent beaucoup de Cypri-nidae, et l’on dit qu’elles causent une sorte de maladie du sommeil chez le poisson rouge, entraînant de l’anémie et une perte de poids |
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